Sara Greem – Hérodias & Le Porteur De Lumière

March 16, 2018

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De quoi ça cause ?

Afin de sauver Avalon, Hérodias (accompagnée de son fidèle Hermès), Adalrik, Goulven et le moine Cadoc doivent rejoindre la cité d’Ys afin de convaincre la princesse Dahud de leur ouvrir la porte du royaume des fées.

Pour Hérodias, accéder au royaume des fées est aussi l’unique moyen de retrouver et de sauver son aimé, le seigneur Kai, prisonnier de la magie d’Azgor, mais, elle est en convaincue, vivant.

Un voyage périlleux compte tenu des hordes de chrétiens belliqueux qui envahissent le continent. Mais d’autres dangers, encore insoupçonnés, guettent nos quatre (et demi avec le corbeau) aventuriers…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que j’ai beaucoup aimé le premier opus de ces Epopées Avaloniennes proposées par Sara Greem. Il est donc tout à fait normal que je sois impatient de retrouver Hérodias et ses compagnons.

Ma chronique

Si le premier volume de ces Epopées Avaloniennes se déroulait exclusivement sur l’ile d’Avalon et ses environs, il en va autrement avec sa suite. En effet, dès le premier chapitre Hérodias et ses compagnons vont devoir quitter l’ile pour un périple qui les mènera plus loin dans le continent (sur les terres du Seigneur Mordred) afin de gagner une autre île mythique de la tradition celtique (surtout bretonne), Ys.

La première étape de leur va donc mener notre fine équipe sur les terres de Mordred, le jumeau maudit de Goulven, celui dont Avalon se défend de prononcer le nom depuis qu’il a tué le roi Arthur, son père. L’occasion pour Sara Greem de nous proposer une version alternative du mythe afin de coller à son propre récit. Après tout quel mal y’a-t-il à détourner une fiction au bénéfice d’une autre fiction ?

De là, embarquement immédiat (ou presque, leur bref séjour chez Mordred ne fut pas de tout repos) pour la cité d’Ys où se déroulera la majeure partie du récit. Une île sur laquelle règne le roi Gradlon, bien que converti à la religion du Dieu unique, il n’impose pas sa foi à son peuple. Ce qui permet à sa fille, la princesse Dahud, de perpétuer les croyances d’Avalon… en apparence du moins.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Hérodias, Adalrik, Goulven et même Cadoc… Pardon ? Côa ? Ah oui, bon sang, mais c’est bien sûr ! J’allais oublier ce brave Hermès. Sorry l’emplumé, l’injustice est réparée. Si ton ramage se rapporte à ton plumage… Côa encore ? Ah, Ok, on ne te la fait pas. Au temps pour moi.

Mais il n’y a pas que de belles retrouvailles au menu, Hérodias et ses compagnons auront la désagréable surprise de découvrir que non surement l’abject Gwénolé les a précédés sur Ys, mais qu’il a en plus su gagner la confiance du roi Gradlon.

Si dans le précédent opus tous les chrétiens semblaient se réunir sous la bannière de Gwenolé, on découvre ici qu’il y en a qui n’apprécient guère ses méthodes, mais le craignent trop pour oser s’opposer à lui. Certains moines pourraient même s’avérer fort sympathiques, si, si c’est possible !

J’ai déjà eu l’occasion de mentionner quelques nouveaux acteurs majeurs de ce second opus, difficile de passer sous silence le fameux « Porteur de Lumière » dont il est question dans le titre, le comte Luigi Siferio. Inutile d’être un latiniste distingué ou théologien avisé pour deviner la véritable identité de celui qui se cache sous ce titre et ce nom.

Au fil de son récit, l’auteure intègre des explications sur la mythologie celte, que ce soit à travers ses personnages ou ses traditions. Explications qui se fondent naturellement dans le récit sans jamais nuire au rythme de l’intrigue (il faut dire aussi que c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup… sans doute mes lointaines origines bretonnes qui se rappellent à moi). Pour ma part je trouve que le mélange des genres (fiction 100% imaginaire et mythologie) fonctionne impeccablement.

Il faut dire aussi que niveau rythme on est servi. Ca bastonne dur au fil des pages, quand les personnages ne croisent pas le fer, c’est la magie qui prend le relai et, soyons fous, parfois nous avons même le droit à des combats mêlant les armes et la magie. On en prend plein les mirettes, et on en redemande !

Est-il besoin de vous dire que j’attends avec impatience le troisième et dernier (?) tome de ces Epopées Avaloniennes ? L’occasion de découvrir enfin le mystérieux royaume des fées et de lever le voile sur toutes les questions demeurant encore sans réponse (nous n’en apprenons guère plus sur les mages d’Azgor dans ce second opus, il faut dire que nos héros ont d’autres chats à fouetter et que certains seront parmi les plus coriaces).

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